Google My Business pour les thérapeutes : comprendre le rôle et les limites de la fiche Google


Google My Business : de quoi parle-t-on vraiment ?

Google My Business, fiche Google, profil d’établissement : clarification des termes

Le terme Google My Business est encore largement utilisé par les thérapeutes.
Pourtant, Google parle aujourd’hui de profil d’établissement ou de fiche Google.

Ce glissement de vocabulaire peut prêter à confusion, mais il ne change pas la nature de l’outil.
Il s’agit toujours d’un espace standardisé, directement intégré aux résultats de recherche et à Google Maps, destiné à afficher des informations locales.

Autrement dit, peu importe le nom que l’on emploie :
ce qui compte, c’est la fonction réelle de cette fiche, et la manière dont elle est utilisée.

À quoi sert réellement une fiche Google

La fiche Google a une vocation précise : le repérage local.

Elle permet à Google d’afficher rapidement :

  • l’existence d’un professionnel à un endroit donné,

  • des informations pratiques (localisation, horaires, contact),

  • et des signaux de crédibilité comme les avis.

Elle ne sert pas à expliquer en profondeur une pratique.
Elle ne sert pas à convaincre.
Elle ne sert pas à poser un cadre thérapeutique complet.

La fiche Google répond à une question simple :
« Est-ce qu’il y a un professionnel ici, et comment le joindre ? »

Ce que la fiche Google n’est pas

C’est souvent ici que les erreurs commencent.

La fiche Google n’est pas :

  • un site internet,

  • une page de présentation détaillée,

  • un espace d’expression libre,

  • ni un support pour développer une démarche thérapeutique.

Elle impose des formats courts, des champs limités et une logique standardisée.
Lorsqu’on tente d’y faire entrer des explications complexes ou des discours nuancés, on crée des raccourcis… parfois risqués.

La fiche Google oriente.
Elle ne remplace ni le site, ni l’échange, ni le cadre posé ailleurs.

Comprendre cette limite est fondamental pour l’utiliser sans se mettre en difficulté.

Pourquoi Google My Business est central pour un thérapeute

La recherche locale en santé

Lorsqu’une personne cherche un thérapeute, la recherche est presque toujours locale.
Elle est liée à un lieu, à une proximité, parfois à une urgence ressentie.

Dans ce contexte, Google My Business occupe une place centrale, car la fiche apparaît :

  • directement dans les résultats de recherche,

  • sur Google Maps,

  • souvent avant même les sites internet.

Pour beaucoup de personnes, la fiche Google est le premier point de contact avec un thérapeute.
Elle ne déclenche pas forcément une prise de rendez-vous, mais elle participe à une première impression.

C’est cette position, très en amont, qui rend la fiche à la fois utile… et sensible.

Être visible sans être promotionnel

Google My Business permet une visibilité minimale, sans entrer dans une logique publicitaire.
C’est précisément ce qui la rend compatible avec une activité thérapeutique.

La fiche ne valorise pas une promesse.
Elle met en avant :

  • une existence locale,

  • une disponibilité,

  • des informations pratiques,

  • et des signaux de sérieux.

Cette visibilité est sobre par nature.
Elle ne cherche pas à convaincre, mais à permettre la rencontre.

Pour un thérapeute, c’est un point d’équilibre important :
être visible sans adopter des codes promotionnels inadaptés à la pratique.

La fiche Google comme point d’entrée, pas comme vitrine complète

Parce qu’elle est très visible, la fiche Google est souvent surinvestie.
On lui attribue un rôle qu’elle ne peut pas tenir.

La fiche Google n’a pas vocation à tout dire.
Elle sert à orienter vers :

  • un site internet,

  • un cadre plus détaillé,

  • ou un autre espace d’information plus adapté.

Lorsqu’elle est pensée comme un point d’entrée, elle remplit parfaitement son rôle.
Lorsqu’elle est utilisée comme une vitrine complète, elle devient source de confusion.

Comprendre cette hiérarchie est essentiel pour utiliser Google My Business de manière saine et durable.

Les limites de Google My Business pour les thérapeutes

Une information courte, partielle et standardisée

Google My Business impose un cadre très contraint.
Les champs sont courts, les formats figés, les possibilités d’explication limitées.

Cette standardisation n’est pas un défaut en soi.
Elle devient problématique lorsqu’on attend de la fiche Google qu’elle fasse ce qu’elle ne peut pas faire.

Une pratique thérapeutique ne se résume pas :

  • à une catégorie,

  • à quelques lignes de description,

  • ou à une liste de services.

La fiche Google ne peut transmettre ni la complexité d’une posture, ni la nuance d’un accompagnement. Elle simplifie, par nature.

Ce que Google ne peut pas comprendre de votre pratique

Google ne comprend pas une pratique comme un humain.
Il interprète des signaux : textes courts, catégories, avis, cohérence des informations.

Tout ce qui relève :

  • de l’intention,

  • de la relation,

  • de la posture,

  • du cadre thérapeutique,

lui échappe largement.

Lorsque l’on tente de faire porter à la fiche Google une responsabilité excessive — expliquer, rassurer, orienter finement — on crée un décalage. Google affiche alors une version appauvrie de la pratique, parfois éloignée de la réalité du cabinet.

Pourquoi une fiche seule ne suffit pas

Une fiche Google peut rendre visible.
Elle ne peut pas rendre compréhensible.

Sans site internet ou espace explicatif plus complet, la fiche reste isolée.
Elle attire des regards, mais ne permet pas toujours une décision éclairée.

C’est à ce moment que surviennent :

  • des demandes inadaptées,

  • des projections erronées,

  • ou des incompréhensions dès le premier contact.

La fiche Google fonctionne correctement lorsqu’elle s’inscrit dans un ensemble.
Isolée, elle montre vite ses limites.

Les avis Google : visibilité, cadre et responsabilité

Les avis : un levier réel, mais souvent mal compris

Les avis Google jouent un rôle réel dans la visibilité locale d’un thérapeute.
Ils influencent à la fois :

  • la confiance des personnes qui consultent la fiche,

  • et la manière dont Google évalue la crédibilité d’un établissement local.

Mais contrairement à une idée répandue, les avis ne fonctionnent ni comme une note scolaire, ni comme une récompense automatique.
Google ne se contente pas de compter des étoiles.

Il analyse :

  • la régularité des avis,

  • leur contenu,

  • leur cohérence avec l’activité déclarée,

  • et leur inscription dans un contexte professionnel réel.

Les avis sont donc des signaux, pas des trophées.

Les avis ne sont pas uniquement des avis de patients

C’est un point fondamental, et trop rarement expliqué.

Un avis Google peut être laissé par toute personne ayant un lien légitime et réel avec l’activité du thérapeute.
Cela inclut notamment :

  • des patients,

  • mais aussi des formateurs,

  • des confrères,

  • des partenaires professionnels,

  • ou des personnes ayant collaboré dans un cadre professionnel clair.

Un formateur peut parfaitement laisser un avis. Un confrère peut également le faire.

À condition que l’avis porte sur :

  • la posture professionnelle,

  • le sérieux,

  • l’éthique,

  • le cadre de travail,

  • ou la qualité d’une collaboration.

Ces avis sont souvent plus sécurisants que des témoignages centrés sur un vécu thérapeutique intime, qui peuvent être délicats à exposer publiquement.

Ils permettent de renforcer la crédibilité sans entrer dans le contenu du soin.

Pourquoi les mots utilisés dans les avis comptent réellement

Google ne lit pas les avis comme un humain.
Il les analyse comme des contenus textuels.

Lorsque les avis mentionnent naturellement :

  • le métier,

  • la localisation,

  • le cadre d’exercice,

  • ou la nature générale de l’accompagnement (sans promesse),

ils aident Google à comprendre précisément à quoi correspond la fiche.

À l’inverse, des avis très vagues — « super », « génial », « je recommande » — ont peu de valeur informative, même s’ils sont positifs.

L’objectif n’est jamais de forcer des mots-clés. Il s’agit de favoriser des avis contextualisés, ancrés dans une réalité professionnelle.

Ce sont ces éléments de contexte qui rendent les avis utiles, à la fois pour Google et pour les personnes qui les lisent.

Demander des avis : ce qui est possible, et ce qui doit être évité

Demander un avis est autorisé.
Ce qui pose problème, ce n’est jamais la demande en elle-même, mais le cadre dans lequel elle est faite.

Une demande saine :

  • n’oriente pas le contenu,

  • ne suggère pas de résultat thérapeutique,

  • ne sollicite pas un témoignage intime ou émotionnel.

Dans la pratique, beaucoup de thérapeutes n’osent pas demander d’avis, ou le font de manière maladroite, par manque de repère.
C’est pour sécuriser ce moment précis que PODIOM intègre un support simple et neutre : une carte NFC dédiée aux avis.

Cette carte ne sert pas à “pousser” un avis.
Elle permet simplement de faciliter l’accès à la fiche Google, au bon moment, sans discours, sans insistance, sans formulation à risque.

Le professionnel reste libre :

  • de la remettre à un formateur,

  • à un confrère,

  • à un partenaire,

  • ou à toute personne ayant un lien professionnel légitime avec son activité.

La technologie n’ajoute rien au discours.
Elle retire de la pression au moment de la demande.

La fiche Google comme reflet du cadre professionnel

Les avis, comme l’ensemble de la fiche Google, participent à l’image renvoyée par le thérapeute.
Ils doivent donc rester cohérents avec la posture professionnelle globale.

Dans cette logique, l’outil utilisé pour recueillir les avis compte autant que leur contenu.
Un dispositif simple, discret et non intrusif — comme une carte NFC — permet de rester dans une démarche sobre et maîtrisée. C’est un outil avec leque nous travaillons chez PODIOM.

Utilisée dans un cadre clair, cette approche permet :

  • d’éviter les demandes maladroites,

  • de limiter les avis émotionnels ou hors cadre,

  • et de favoriser des retours contextualisés et professionnels.

La fiche Google ne devient pas un espace de mise en avant.
Elle reste un outil de repérage fiable, aligné avec la réalité du cabinet et la responsabilité du thérapeute.

Utiliser Google My Business sans se mettre en difficulté

Choisir ses mots avec prudence

Sur une fiche Google, chaque mot compte davantage qu’ailleurs.
Non pas parce qu’il serait “optimisé”, mais parce qu’il est extrait de son contexte.

Descriptions, réponses aux avis, informations complémentaires : tout est lu rapidement, souvent sans recul. Une formulation approximative peut alors être interprétée comme une promesse, une spécialisation excessive ou une confusion de rôle.

Utiliser Google My Business sans se mettre en difficulté implique donc une vigilance simple :

  • rester descriptif plutôt qu’affirmatif,

  • expliquer sans interpréter,

  • informer sans élargir artificiellement le cadre de la pratique.

La prudence rédactionnelle n’appauvrit pas le message.
Elle le rend plus fiable.

Respecter son cadre, même sur Google

La visibilité locale ne justifie pas de sortir de son cadre professionnel.
Google My Business n’est pas un espace à part, avec ses propres règles implicites. Il prolonge ce qui est déjà montré ailleurs.

Si un cadre est posé sur le site internet — posture, limites, type d’accompagnement — il doit se retrouver, de manière cohérente, sur la fiche Google. Toute dissonance crée de la confusion.

Respecter son cadre sur Google, c’est accepter que :

  • tout ne soit pas dit,

  • certaines nuances soient réservées à d’autres supports,

  • la fiche reste volontairement sobre.

Cette sobriété est une protection, pas une faiblesse.

Ce que l’on peut informer, et ce que l’on doit éviter

Concrètement, la fiche Google peut informer sans risque sur :

  • l’existence de l’activité,

  • le lieu d’exercice,

  • les modalités pratiques,

  • le cadre général de la pratique.

En revanche, elle doit éviter :

  • les formulations orientées vers des résultats,

  • les bénéfices attendus,

  • les promesses explicites ou implicites,

  • les listes de problématiques présentées comme des garanties.

La fiche Google n’a pas vocation à rassurer sur le fond.
Elle permet simplement d’orienter vers un espace plus adapté, où le cadre peut être expliqué correctement.

La fiche Google comme élément d’un ensemble cohérent

Le lien indispensable avec le site internet

La fiche Google ne doit jamais fonctionner seule.
Elle prend tout son sens lorsqu’elle renvoie vers un site internet clair, capable de poser le cadre que la fiche ne peut pas contenir.

Le site permet :

  • d’expliquer la pratique,

  • de préciser les limites,

  • de contextualiser l’accompagnement,

  • et de répondre aux questions de fond.

La fiche Google, elle, joue un autre rôle :
elle oriente, elle signale, elle localise.

Lorsque ce lien est clair, la visibilité locale devient fluide.
Le patient passe d’un point de repérage rapide à un espace de compréhension plus approfondi.

Cohérence des informations et posture globale

Une fiche Google efficace n’est pas celle qui en dit le plus.
C’est celle qui dit la même chose, partout.

Nom, activité, localisation, vocabulaire, ton :
ces éléments doivent rester cohérents entre :

  • la fiche Google,

  • le site internet,

  • et les autres espaces où le thérapeute est présent.

Cette cohérence n’est pas seulement bénéfique pour Google.
Elle est surtout essentielle pour les personnes qui cherchent un professionnel et tentent de se repérer dans un univers souvent confus.

Une posture claire, répétée sans variation inutile, rassure davantage qu’un discours changeant ou suradapté.

Google My Business au service de la clarté, pas de la performance

Utiliser Google My Business de manière responsable, c’est accepter une chose simple :
la fiche n’est pas un levier de performance, mais un outil de lisibilité.

Elle ne sert pas à convaincre.
Elle ne sert pas à promettre.
Elle ne sert pas à optimiser une image.

Elle sert à rendre une activité :

  • identifiable,

  • localisable,

  • compréhensible dans ses grandes lignes.

Lorsqu’elle est intégrée dans une stratégie globale cohérente, la fiche Google cesse d’être une source de stress ou d’enjeux démesurés.
Elle devient un support discret, stable et utile.

CONCLUons

Google My Business est souvent perçu comme un outil simple, presque automatique.
Pour un thérapeute, il engage pourtant bien plus que de la visibilité.

Comprendre son rôle, ses limites et les règles implicites qui l’encadrent permet de l’utiliser sans se mettre en difficulté.
Lorsqu’elle est pensée comme un point d’entrée — et non comme une vitrine — la fiche Google trouve sa juste place.

Elle ne remplace ni le cadre thérapeutique, ni la relation, ni le site internet.
Elle contribue simplement à rendre une pratique visible localement, de manière sobre, légitime et responsable.