Le guide ultime de la fiche Google 2026-2027 : optimiser sa fiche de A à Z

Votre fiche Google est souvent la première chose qu’un client voit de vous, bien avant votre site. Quand quelqu’un cherche un électricien, une fleuriste ou une conseillère immobilière près de chez lui, c’est dans Google Maps qu’il fait son choix, et de plus en plus dans les réponses des IA qui s’appuient sur ces mêmes informations. Être dans le top 3 ou en sixième position, c’est la différence entre un téléphone qui sonne et un téléphone qui reste muet.
Ce guide présente la méthode de Podiom, l’agence de webmarketing spécialisée dans la visibilité locale qui a propulsé une centaine de fiches Google dans le top 3 à ce jour, sur Google comme sur les IA. C’est exactement le process que nous appliquons chaque semaine sur les fiches de nos clients, et nous le détaillons ici pour que vous puissiez le reproduire vous-même, directement depuis Google Business Profile, sans outil payant.
Et votre position sur Google, vous la connaissez ?
Il s’adresse à toutes les personnes qui ont une activité locale : indépendants, artisans, praticiens, agents immobiliers, fleuristes et commerçants. Nous partons du principe que votre fiche est déjà validée par Google. Si ce n’est pas encore le cas, commencez par là, car une fiche non validée n’apparaît pas, ou très mal, et aucune optimisation ne produira d’effet tant qu’elle ne l’est pas.
L’ordre des dix étapes qui suivent compte. On commence par les mots-clés et par la mesure de votre position, parce que tout le reste (description, services, posts, photos) va s’appuyer dessus.
Étape 1 : choisir vos mots-clés et mesurer votre point de départ
Avant de toucher à quoi que ce soit sur votre fiche, il faut savoir sur quelles recherches vous voulez apparaître et où vous en êtes aujourd’hui. C’est l’étape que la plupart des professionnels sautent, et c’est pourtant elle qui conditionne toute la suite.
10 mots-clés métier, ni plus ni moins
Nous retenons toujours 10 mots-clés. En dessous, on se prive de recherches intéressantes ; au-dessus, on disperse ses efforts et on ne travaille plus vraiment aucune expression.
Trois ou quatre s’imposent d’eux-mêmes : ce sont vos services principaux, formulés comme le dirait un client et non comme le dirait votre fédération professionnelle. Pour un électricien, ce sera par exemple « électricien », « dépannage électrique » et « mise aux normes électriques ».
Les six ou sept suivants se choisissent en fonction de ce que les gens recherchent réellement dans votre région pour votre métier. Pour cela, Podiom a développé une carte des mots-clés, branchée sur les données du Keyword Planner de Google, qui indique région par région les mots-clés les plus recherchés pour chaque métier. Vous y repérez les expressions qui génèrent du volume chez vous et qui correspondent à ce que vous faites vraiment.
Consultez la carte des mots-clés Podiom sur podiom.fr/carte-des-mots-cles : choisissez votre métier et votre région, et repérez les recherches qui comptent sur votre territoire.
À cette étape, aucun mot-clé local. Pas de « Paris », de « Lyon » ni de nom de commune dans ces 10 expressions : on garde des mots-clés métier purs, et la géographie se travaille juste après. Pensez aussi au français courant : « vendre son appartement » plutôt que « vente appartement ».
Ensuite, vos mots-clés locaux
Une fois vos 10 mots-clés métier arrêtés, vous définissez à part vos mots-clés locaux : la ville de votre fiche et les communes voisines. Si votre fiche fonctionne en zone desservie (nous y revenons à l’étape 2), ce travail devient un chantier à part entière. Dressez alors une liste complète du vocabulaire géographique de votre territoire :
- la ville principale et toutes les communes où vous intervenez ;
- les lieux-dits, quartiers et hameaux connus localement ;
- le département, avec son nom et son numéro (« Côte-d’Or », « 21 ») ;
- la région et les appellations locales (« Pays Beaunois », « vallée de l’Andelle », « Côte de Beaune »).
Cette liste va nourrir votre description, vos services, vos posts et vos réponses aux avis, et c’est elle qui permet à Google de comprendre où vous travaillez quand aucune adresse n’est affichée. Ces mots-clés locaux sont ceux du langage courant : les noms que les habitants donnent réellement à leur territoire, à leur quartier ou à leur coin de campagne. C’est ainsi qu’on vous appelle, et donc ainsi qu’on vous cherche sur internet.
Mesurer votre position de départ
Une recherche depuis votre téléphone ne suffit pas pour savoir où vous en êtes : Google personnalise les résultats selon l’endroit où vous vous trouvez, et vous vous verrez souvent mieux classé que vous ne l’êtes réellement. Un scan de position (on parle aussi de geogrid) simule la recherche depuis plusieurs points de votre zone et montre, sur une carte, votre rang dans Google Maps à chaque endroit.
Faites le test gratuitement. L’outil de scan de position de Podiom, disponible sur podiom.fr, vous montre en quelques instants la carte de vos positions autour de chez vous. Gardez précieusement ce premier résultat : c’est votre point zéro.
Notez pour chaque mot-clé votre rang moyen et les zones où vous n’apparaissez pas du tout. Ces zones blanches orienteront ensuite le choix des communes à citer dans vos contenus.
Étape 2 : poser les fondations de la fiche
Trois décisions structurent tout le reste : le nom, les catégories et votre mode de présence, avec une adresse physique ou en zone desservie. Elles se prennent une fois, avec soin.
Le nom : n’y touchez pas
Le nom de votre fiche doit être le nom réel de votre établissement, tel qu’il figure sur votre enseigne, vos factures ou votre site. Ajouter des mots-clés dans le nom (« Dupont Plomberie Urgence Paris 24h/24 ») est contraire aux règles de Google et expose à une suspension.
Et une fois la fiche en ligne, notre règle est absolue : on ne modifie jamais le titre d’une fiche existante. Chaque changement de nom déclenche une revérification par Google, peut faire perdre l’ancienneté acquise et, dans les cas les moins favorables, aboutir à une suspension. Le gain espéré ne vaut jamais ce risque.
La catégorie principale
C’est le réglage qui pèse le plus lourd dans le classement. Elle doit décrire votre cœur de métier, celui sur lequel vous voulez être trouvé en priorité, et non l’ensemble de ce que vous faites.
Pour la choisir, tapez votre mot-clé principal dans Google Maps et regardez la catégorie affichée sous le nom des trois premiers résultats. Si deux sur trois utilisent la même, c’est un signal fort. Gardez aussi en tête que la catégorie conditionne certaines fonctionnalités, notamment l’onglet produits dont nous parlons à l’étape 6.
Les catégories secondaires
Vous pouvez en ajouter jusqu’à neuf. Chacune doit correspondre à une activité que vous exercez vraiment et pour laquelle vous voulez apparaître. Une catégorie ajoutée « au cas où » dilue le signal envoyé à Google plus qu’elle ne l’élargit.
Adresse physique ou zone desservie
C’est le choix le plus structurant de la fiche, et il se tranche avec une règle simple.
Si vous avez un local qui reçoit du public (magasin, cabinet, institut, agence avec vitrine), la question ne se pose pas : vous affichez l’adresse de ce local.
Si vous n’avez pas de local qui reçoit du public (artisan, mandataire immobilier, praticien à domicile, prestataire mobile), tout dépend de votre territoire :
| Votre situation | Le choix | Pourquoi |
|---|---|---|
| Ville dense et très concurrentielle | Adresse physique, si vous pouvez en justifier une | Google Maps classe d’abord par proximité ; sans adresse, la fiche a du mal à exister face aux concurrents ancrés dans le quartier |
| Zone rurale ou périurbaine, clientèle diluée sur 10 à 15 km | Zone desservie | Vous couvrez tout le bassin de vie au lieu de vous concentrer sur un point précis |
Avec une adresse physique, renseignez-la à l’identique, au caractère près, de celle qui figure sur votre site et dans les annuaires. En zone desservie, l’adresse est masquée et vous déclarez vos zones d’intervention : Google en accepte jusqu’à 20, utilisez-les toutes en puisant dans la liste géographique construite à l’étape 1, villes et communes en priorité.
Étape 3 : compléter chaque champ et vérifier votre cohérence
Une fiche complète et cohérente partout où elle apparaît inspire confiance à Google, aux IA et aux clients. L’objectif de cette étape est simple : ne laisser aucun champ vide, puis vérifier que l’image que vous renvoyez sur le web est la bonne.
Les informations pratiques
Renseignez sans exception le téléphone (une ligne qui décroche vraiment), le site internet (en pointant vers la page la plus pertinente), les horaires d’ouverture et les horaires spéciaux pour les jours fériés et les congés, les horaires par service quand ils diffèrent, la date d’ouverture, le lien de prise de rendez-vous s’il existe et vos réseaux sociaux. Mettez à jour les horaires spéciaux avant chaque période concernée : un client qui trouve porte close un jour férié laisse rarement un bon avis.
Les attributs : faites le tour complet
Dans l’édition de votre fiche, Google propose une série d’attributs qui varient selon votre catégorie. Beaucoup de professionnels les laissent vides, alors qu’ils servent de filtres dans les recherches et de signaux de confiance. Passez-les tous en revue, un par un :
- l’identité de l’établissement : géré par une femme, entreprise familiale, entreprise appartenant à une personne en situation de handicap, selon ce que propose votre catégorie ;
- l’accessibilité : entrée, parking et toilettes accessibles en fauteuil roulant ;
- les moyens de paiement : carte bancaire, sans contact, chèques, espèces ;
- les modalités de service : rendez-vous en ligne, consultation à distance, intervention à domicile, devis gratuit ;
- les équipements : wifi, parking, climatisation, espace d’attente.
Ne cochez que ce qui est vrai. Un attribut erroné finit toujours par ressortir dans un avis.
La cohérence de vos informations
Votre nom, votre adresse et votre téléphone doivent être strictement identiques sur votre fiche, votre site, les annuaires (PagesJaunes, Yelp, Cylex et ceux de votre secteur) et vos réseaux sociaux. Une adresse écrite de trois façons différentes ou un ancien numéro qui traîne sur un annuaire suffit à brouiller le signal.
Le test miroir avec une IA
C’est le meilleur moyen de découvrir comment vous êtes réellement perçu. Ouvrez une IA que vous n’utilisez pas habituellement, pour qu’elle ne s’appuie pas sur vos conversations passées, et posez-lui des questions simples : « Qui est [votre prénom et nom] ? », « Que peux-tu me dire sur [nom de votre établissement] à [ville] ? », « Quel [votre métier] me recommandes-tu à [ville] ? ».
Observez ensuite la manière dont elle parle de vous. Si elle ne vous connaît pas, se trompe de métier, cite une ancienne adresse ou vous confond avec un homonyme, c’est que des informations incohérentes ou lacunaires circulent quelque part. Si elle décrit correctement votre activité, votre ville et vos spécialités, votre message est clair. Refaites ce test après chaque grande étape d’optimisation : c’est un bon reflet de ce que Google et les IA comprennent de vous.
Étape 4 : rédiger une description qui travaille pour vous
Vous disposez de 750 caractères. Ils doivent à la fois convaincre le client qui vous lit et indiquer clairement à Google sur quels mots-clés et dans quelle zone vous voulez apparaître.
Intégrez chacun de vos 10 mots-clés métier qui trouve naturellement sa place dans le texte. Si une expression rendrait la phrase fausse ou artificielle, ne la forcez pas : elle trouvera sa place dans un service ou dans un post. Nommez ensuite votre ville et les communes voisines, et en zone desservie puisez dans votre liste géographique. Parlez concrètement de votre spécialité, de votre façon de travailler et du type de clients que vous accompagnez ; la première personne (« j’accompagne ») y a toute sa place. Terminez par une invitation à agir : appeler, prendre rendez-vous, demander un devis.
Évitez en revanche le bourrage de mots-clés, qui rend le texte illisible et peut être sanctionné, les liens, numéros et promotions, interdits dans ce champ, et les formules creuses comme « professionnel à votre écoute », qui ne disent rien de vous.
Pour une conseillère immobilière en zone desservie autour de Beaune, cela donne une description qui commence par son métier et sa ville (« Conseillère immobilière à Beaune, j’accompagne… »), enchaîne sur ses prestations formulées en mots-clés naturels (vendre sa maison, estimation gratuite, achat de résidence principale), cite cinq ou six communes du secteur et l’appellation de la côte viticole, puis invite à l’appeler pour une estimation.
Dernier point : si vous rédigez votre description ailleurs (document, site, outil), la version publiée sur Google doit être strictement identique à votre version de référence. Plusieurs variantes qui circulent finissent toujours par créer de la confusion.
Étape 5 : détailler tous vos services
Les services sont la colonne vertébrale de votre fiche. Ils détaillent tout ce que vous faites, portent une grande partie de vos mots-clés et, comme vous le verrez à l’étape 7, chacun de vos posts viendra s’adosser à l’un d’eux.
Listez-les tous
Renseignez l’intégralité de vos services, sans vous limiter : une fiche bien travaillée en compte couramment 10, 15 ou 20. Un électricien ne propose pas seulement de « l’électricité générale ». Mise aux normes, remplacement de tableau électrique, dépannage, installation de borne de recharge et diagnostic avant vente sont autant de services distincts, et autant de portes d’entrée pour un client qui cherche précisément l’un d’eux. Pour ne rien oublier, repartez de vos factures des douze derniers mois, de votre site et des questions que vos clients vous posent au téléphone.
Rattachez-les à la bonne catégorie
Dans Google Business Profile, les services sont classés sous vos catégories. Chacun doit être rattaché soit à la catégorie principale, soit à l’une des catégories secondaires, selon l’activité dont il relève. Google propose des services prédéfinis pour chaque catégorie : cochez tous ceux qui vous correspondent, puis ajoutez des services personnalisés pour tout ce qui manque. Si plusieurs services ne trouvent aucune catégorie logique où se ranger, c’est souvent le signe qu’il vous manque une catégorie secondaire.
Rédigez une vraie description pour chacun
Chaque service dispose d’un champ de 300 caractères. Remplissez-le systématiquement en décrivant ce que comprend concrètement la prestation, en y glissant le mot-clé correspondant formulé naturellement, en citant la ville ou une commune voisine (différente d’un service à l’autre) et en précisant ce qui vous distingue. Un service sans description est une occasion perdue, car c’est souvent sur ces textes que Google s’appuie pour comprendre vos spécialités.
Ajoutez un prix, au cas par cas
Vous pouvez associer à chaque service un prix fixe, un prix « à partir de » ou une fourchette. Ce n’est pas systématique. Un prix est utile quand il rassure ou qu’il est compétitif (bilan, première consultation, forfait standard). Abstenez-vous quand le tarif dépend trop du chantier ou du dossier, pour ne pas afficher un chiffre qui ne correspondra jamais au devis final.
Étape 6 : exploiter l’onglet produits, quand il existe
L’onglet produits affiche sur votre fiche des vignettes avec une photo, un intitulé, une description et éventuellement un prix. C’est un emplacement très visible, surtout sur mobile, mais tout le monde n’y a pas accès.
Une fonctionnalité qui dépend de votre catégorie
Google active ou non l’onglet produits selon la catégorie principale de la fiche. L’immobilier en offre un bon exemple : avec la catégorie « Conseiller immobilier », vous pouvez publier des produits, alors qu’avec « Agent immobilier » l’onglet n’est pas proposé. Deux métiers très proches, deux fiches aux possibilités différentes. Cette nuance existe dans de nombreux secteurs. Avant de valider votre catégorie principale, vérifiez donc ce qu’elle autorise : si deux catégories décrivent aussi justement votre métier et qu’une seule ouvre l’onglet produits, ce critère peut faire pencher la balance.
Que présenter en produits ?
Un produit n’est pas forcément un objet. Pour un professionnel de service, on y présente des offres packagées et faciles à comprendre : un forfait (bilan complet, pack de séances, estimation avec dossier de vente), une formule, une réalisation emblématique pour un artisan ou un agent immobilier, ou bien sûr les produits réellement vendus pour un commerce, comme les compositions d’une fleuriste.
Construire chaque fiche produit
Donnez-lui un intitulé qui porte un mot-clé en français courant (« Estimation de maison » plutôt que « Pack Premium »), une description qui explique ce que contient l’offre et à qui elle s’adresse, une vraie photo nette et bien cadrée, un prix selon la même logique que pour les services, et un bouton qui renvoie vers la page correspondante de votre site ou vers votre prise de rendez-vous.
Étape 7 : publier des posts Google qui servent votre classement
Les posts montrent à Google que votre fiche est vivante et lui fournissent, semaine après semaine, de nouveaux textes où retrouver vos mots-clés et votre zone. Bien faits, ils deviennent aussi une vitrine de votre expertise pour le client qui consulte votre fiche.
Le rythme
Publiez au minimum un post par semaine, idéalement deux ou trois. La régularité compte davantage que les pics d’activité : dix posts publiés le même jour puis plus rien pendant deux mois n’envoient pas le bon signal. Programmez-les à l’avance pour tenir le rythme sans y penser.
Un post correspond toujours à un service
C’est la règle qui structure tout votre calendrier. Chaque post est rattaché à l’un des services listés à l’étape 5, et vous faites tourner les services d’un post à l’autre. En quelques mois, chacune de vos prestations a été mise en avant et Google voit vos services confirmés par des contenus réguliers.
Démontrer votre expertise sans parler de vous
Un bon post ne dit pas « je suis disponible » ou « je propose ». Il traite un sujet extérieur qui démontre votre maîtrise du service concerné : une évolution réglementaire, une actualité du secteur, une technique expliquée, une erreur fréquente et la façon de l’éviter. Le sujet doit être sourcé et à jour, rédigé sans « je », et rester dans votre cœur de métier plutôt que de dériver vers des thèmes périphériques.
Des mots-clés, systématiquement
Chaque titre porte l’un de vos 10 mots-clés, en rotation d’un post au suivant, sans numérotation en préfixe. Ce même mot-clé est repris au moins une fois dans le corps du texte. Chaque post nomme aussi votre ville et une ou deux communes voisines, en changeant de communes à chaque publication ; en zone desservie, c’est là que votre liste géographique sert le plus. Le tout doit rester naturel : déclinez le mot-clé en français courant et relisez-vous pour vérifier que le texte se lit comme un vrai conseil.
Une image, toujours
Un post sans visuel n’est pas publiable. L’image doit avoir l’air d’une vraie photo : vos chantiers, votre cabinet, votre boutique, votre secteur. Si vous utilisez une image générée, elle ne doit pas trahir son origine : un rendu trop lisse ou sans émotion décrédibilise le post, et par ricochet toute la fiche. Vérifiez chaque visuel avant de le programmer.
Variez pour vos lecteurs
Vos clients et prospects lisent votre fiche. Évitez d’enchaîner deux posts sur le même thème ou le même service, alternez les formats (conseil, actualité, question fréquente, réalisation) et ajoutez toujours un bouton d’action qui renvoie vers la page du site correspondant au service du post.
Étape 8 : trier, renommer et publier vos photos
Les fiches riches en photos récentes reçoivent nettement plus de clics et de demandes d’itinéraire. Mais la quantité ne suffit pas : le travail se fait en trois temps, le tri, le renommage, puis une publication étalée dans le temps.
Trier
Rassemblez toutes vos photos (téléphone, site, réseaux sociaux, anciens chantiers) et faites un tri sévère. Écartez les photos floues, sombres, mal cadrées ou en basse résolution, les doublons, et celles où l’on reconnaît des clients sans leur accord. Gardez celles qui montrent le réel et le valorisent, puis classez-les pour viser un ensemble équilibré :
| Type de photo | Ce qu’elle montre |
|---|---|
| Extérieur | La façade, l’enseigne, l’accès, pour qu’on vous trouve facilement |
| Intérieur | Le cabinet, la boutique, l’espace d’accueil |
| Équipe | Vous et vos collaborateurs, au travail plutôt qu’en pose figée |
| Réalisations | Chantiers terminés, avant/après, biens vendus, compositions |
| Au travail | Les gestes du métier, les outils, une intervention en cours |
| Logo et couverture | Un logo net et une photo de couverture représentative |
Renommer
Un fichier nommé « IMG_1234.jpg » ne dit rien à personne. Avant de publier, renommez chaque photo avec un nom descriptif qui contient le métier, la prestation et la ville, en minuscules et séparé par des tirets, par exemple renovation-salle-de-bain-morlaix.jpg ou cabinet-hypnose-paris-11.jpg. Variez les prestations et les communes d’une photo à l’autre, comme pour vos posts : c’est un petit geste qui renforce la cohérence de tout ce que votre fiche raconte.
Publier dans le temps
Ne publiez jamais tout un lot de photos d’un coup. Programmez-les une par une, étalées sur plusieurs jours ou plusieurs semaines. Une fiche qui s’enrichit régulièrement envoie un signal d’activité continue, alors que vingt photos ajoutées le même jour puis plus rien pendant des mois passent presque inaperçues. Constituez une réserve de photos triées et renommées, alimentez la fiche au rythme d’une ou deux par semaine, et complétez la réserve à chaque nouvelle réalisation.
Étape 9 : obtenir des avis et y répondre
Les avis jouent sur trois tableaux : votre classement, le choix du client entre vous et un concurrent, et ce que les IA disent de vous. Il faut travailler à la fois leur nombre, leur régularité et vos réponses.
Obtenir des avis
Demandez au bon moment, juste après une prestation réussie, quand le client vient de vous remercier : une demande envoyée trois semaines plus tard aboutit beaucoup plus rarement. Facilitez-lui la tâche en récupérant le lien direct vers le formulaire d’avis dans Google Business Profile et en l’envoyant par SMS ou par email ; pour les clients reçus sur place, un QR code à l’accueil ou au dos de la carte de visite fonctionne très bien.
Visez la régularité : quelques avis chaque mois valent mieux qu’une vague le même week-end suivie d’un long silence, car Google regarde aussi leur fraîcheur. Et restez dans les règles : on n’achète jamais d’avis, on ne propose aucune contrepartie, et on ne sollicite pas uniquement les clients dont on est sûr qu’ils mettront cinq étoiles. Une astuce simple consiste à suggérer au client de mentionner la prestation dont il a bénéficié : un avis qui parle de « la rénovation de notre salle de bain » renforce naturellement vos mots-clés.
Répondre à tous les avis
Répondez à chaque avis, positif comme négatif, dans les jours qui suivent, à la première personne et dans votre propre voix.
Pour un avis positif, remerciez en reprenant un détail précis de l’avis et glissez la prestation concernée ou la ville quand cela s’y prête (« Merci pour votre confiance pour la vente de votre maison à Savigny-lès-Beaune… »). Variez vos formulations : vingt réponses identiques se repèrent immédiatement.
Pour un avis négatif, restez factuel et courtois, remerciez pour le retour, reconnaissez ce qui peut l’être, apportez votre version sans polémiquer et proposez d’en parler directement. Le client mécontent n’est pas votre seul lecteur : vous répondez surtout pour les futurs clients qui liront l’échange.
Pour un avis frauduleux (concurrent, personne qui n’a jamais été cliente, propos injurieux), signalez-le à Google depuis votre fiche et répondez sobrement en attendant sa décision.
Étape 10 : mesurer vos progrès et ajuster
Une fiche optimisée n’est jamais terminée. Mesurer régulièrement vos positions vous permet de vérifier que vos actions produisent leurs effets et de corriger le tir là où ce n’est pas le cas.
Relancer des scans de position
Toutes les quatre à six semaines, refaites un scan de position sur les mêmes mots-clés et avec le même rayon que pour votre point zéro. Les premiers effets d’une optimisation sérieuse apparaissent en général entre un et trois mois. Comparez votre rang moyen sur chaque mot-clé, les zones de la carte où vous êtes passé dans le top 3 et celles qui restent blanches malgré le travail réalisé.
Mesurez votre progression gratuitement. Retournez sur l’outil de scan de position de Podiom et relancez le test sur vos mots-clés. En le comparant à votre point zéro, vous voyez immédiatement où votre fiche a gagné du terrain et où il reste du travail.
Ajuster selon les résultats
Un mot-clé qui ne bouge pas ? Vérifiez qu’il figure dans votre description et dans au moins un service, puis consacrez-lui plusieurs posts dans les semaines qui suivent. Une commune où vous restez invisible ? Citez-la davantage dans vos posts, vos descriptions de services, les noms de vos photos et vos réponses aux avis, et en zone desservie vérifiez qu’elle fait bien partie de vos 20 zones déclarées. Une progression qui stagne partout ? Refaites le test miroir avec une IA, contrôlez la cohérence de vos coordonnées sur les annuaires et relancez votre collecte d’avis.
Refaites aussi le test miroir tous les trois mois : une IA qui décrit votre activité de plus en plus précisément montre que l’ensemble du travail porte ses fruits.
Questions fréquentes sur la fiche Google
Combien de temps faut-il pour voir des résultats ?
Les premiers effets d’une optimisation complète apparaissent généralement entre un et trois mois, à condition de tenir le rythme des posts, des photos et des avis. C’est la régularité dans la durée qui installe une fiche dans le top 3.
Combien de mots-clés faut-il choisir ?
Dix mots-clés métier, ni plus ni moins : trois ou quatre correspondant à vos services principaux, et six ou sept choisis selon les tendances de recherche de votre région. Les mots-clés locaux (ville, communes, appellations du territoire) se définissent à part.
Faut-il afficher son adresse ou choisir une zone desservie ?
Si vous recevez du public dans un local, affichez son adresse. Sinon, privilégiez une adresse physique en ville dense et concurrentielle, et une zone desservie de 20 communes en zone rurale ou périurbaine, où votre clientèle est répartie sur 10 à 15 km.
Peut-on modifier le nom de sa fiche pour y ajouter des mots-clés ?
Non. C’est contraire aux règles de Google, et tout changement de nom déclenche une revérification qui peut aller jusqu’à la suspension de la fiche. Les mots-clés se travaillent dans la description, les services et les posts.
Pourquoi mon onglet produits n’apparaît-il pas ?
Il dépend de votre catégorie principale. Certaines l’autorisent, comme « Conseiller immobilier », d’autres non, comme « Agent immobilier ». Vérifiez ce que permet votre catégorie avant de la valider.
Et maintenant, où en est votre fiche ?
Vous avez désormais toute la méthode Podiom entre les mains, de la recherche de mots-clés au suivi des positions. Le meilleur moment pour commencer est maintenant, en mesurant votre point de départ : lancez gratuitement un scan de position sur podiom.fr et consultez la carte des mots-clés de votre métier dans votre région.
Et si vous préférez confier ce travail à une équipe qui le pratique chaque semaine sur une centaine de fiches, contactez Podiom : nous faisons le point sur votre fiche ensemble.
On fait un point sur votre situation digitale ?