200 avis Google et jamais dans le top 10 : le cas d'un mandataire immobilier

Quand ce mandataire immobilier nous a contactés, il avait tout pour être en tête sur Google. Près de 200 avis clients. Des années d’activité sur son secteur. Une vraie réputation locale.

Et pourtant, sur ses recherches principales, sa fiche Google passait derrière des fiches qui avaient dix fois moins d’avis, parfois une vingtaine seulement.

Et votre position sur Google, vous la connaissez ?

Vos coordonnées servent aussi à mesurer l'efficacité de nos campagnes. En savoir plus

Ce cas, on le présente sur notre site de façon anonyme. Voici l’histoire complète, parce qu’elle concerne beaucoup plus d’indépendants qu’on ne le pense.

Le problème, tel qu’on l’a découvert

Sur le papier, c’était incompréhensible. Les avis comptent beaucoup dans le classement Google. Une fiche à 200 avis, bien notée, qui passe derrière une fiche à 20 avis, ça ne devrait pas arriver.

Le premier scan de position a confirmé le constat. Sur ses recherches principales, la fiche n’apparaissait jamais avant la dixième position. Sur « estimation immobilière », c’était pire : au-delà de la 20e place sur tous les points de la grille, donc invisible sur toute sa zone, dans une ville de près de 50 000 habitants où il travaille depuis des années.

Quand une fiche a tout pour réussir et ne décolle pas, il faut aller regarder ce que Google comprend de l’entreprise. C’est ce qu’on a fait.

Le diagnostic : plusieurs identités numériques pour une seule personne

En remontant l’historique, on a trouvé la cause. Au fil des années, son activité avait évolué. Plusieurs entreprises s’étaient succédé : d’abord une entreprise individuelle, puis une SAS. Chaque structure avait son numéro SIRET, et selon les endroits, on trouvait tantôt le numéro de téléphone direct de l’indépendant, tantôt celui de la société.

À cela s’ajoutaient :

  • deux sites internet, qui ne racontaient pas la même chose ;
  • plusieurs numéros SIRET en circulation ;
  • une seule fiche Google, dont on ne savait plus vraiment à quelle entreprise elle était rattachée ;
  • une vingtaine d’annuaires en ligne avec des informations qui se contredisaient.

Et un dernier élément qui compliquait tout : un nom et un prénom assez courants. Pour Google, distinguer cette personne, en tant que mandataire immobilier, de ses homonymes devenait encore plus difficile.

C’est le point important de ce cas. Là où il y avait une seule personne, Google voyait plusieurs identités qui se disputaient la même place. Plusieurs numéros, plusieurs sociétés, plusieurs sites, pour une seule fiche. Face à ce genre de signaux, Google se méfie : ça ressemble à ce qu’il cherche justement à écarter, des acteurs qui multiplient les présences pour occuper le terrain.

Résultat, la fiche reculait. Google ne savait tout simplement pas à qui elle appartenait, ni à quel numéro SIRET elle était rattachée.

Il n’y avait rien de malveillant là-dedans. C’est le propre d’une activité qui a évolué avec le temps, sans suivi digital. Chaque changement de statut, de numéro ou de site laisse des traces en ligne, et personne ne revient les harmoniser.

Ce qu’on a fait

D’abord, remettre de la cohérence

Avant de travailler la fiche elle-même, il fallait que Google comprenne enfin qui était derrière.

  • Vérification de toutes les informations en ligne : nom, adresse, téléphone, SIRET, sur chaque support où l’activité apparaissait.
  • Correction des informations contradictoires : un seul numéro de téléphone, une seule entreprise de référence, partout.
  • Suppression du site internet incohérent, qui contredisait le site principal.
  • Correction des mentions légales du site principal, pour qu’elles correspondent à la bonne structure.
  • Insertion de données structurées sur le site principal. Ce sont des informations codées, invisibles pour le visiteur, qui disent à Google en langage machine qui est l’entreprise, où elle se trouve, et quelle fiche lui correspond.
  • Correction d’une vingtaine d’annuaires sur lesquels il était présent, un par un, pour aligner toutes les informations.

Ensuite, travailler la fiche

Une fois l’identité clarifiée, on a pu faire le travail habituel sur la fiche Google :

  • choix des mots-clés sur lesquels la fiche devait se positionner ;
  • paramétrage des produits de la fiche ;
  • mise en place des réponses aux avis, pour ne plus laisser d’avis sans réponse ;
  • un post Google par jour, pour montrer une activité régulière.

Le résultat

Deux semaines après les corrections, la fiche est passée première sur « estimation immobilière » dans sa ville.

Les deux scans de position, réalisés le 23 août puis le 7 septembre 2026, sur la même grille et le même mot-clé, montrent le changement : là où la carte était grise, elle est devenue verte.

Scan de position du 23 août 2026 sur « estimation immobilière » : la fiche n’apparaît sur aucun point de la grille, au-delà de la vingtième place partout

Scan de position du 7 septembre 2026 sur « estimation immobilière » : la fiche est première sur tout le cœur de la grille, et visible sur presque tous les autres points

Et vous, êtes-vous concerné ?

Ce cas n’a rien d’exceptionnel. On le retrouve chez beaucoup d’indépendants dont l’activité a bougé au fil des années. Quelques situations doivent mettre la puce à l’oreille :

  • vous avez changé de statut (micro-entreprise, EI, société) ;
  • vous avez changé de numéro de téléphone ou d’adresse ;
  • vous avez eu plusieurs sites internet, ou un ancien site est toujours en ligne ;
  • vous avez rejoint puis quitté un réseau ;
  • vous avez beaucoup d’avis, mais vous êtes régulièrement devancé par des concurrents qui en ont beaucoup moins.

Si l’une de ces situations vous parle, il y a de bonnes chances que Google ait, lui aussi, plusieurs versions de vous.

L’audit gratuit de votre fiche Google vous montre votre position réelle sur les recherches de vos clients, quartier par quartier. C’est souvent là qu’on voit, pour la première fois, l’écart entre votre réputation et votre visibilité.

On fait un point sur votre situation digitale ?