Mandataire immobilier : faut-il paramétrer sa fiche Google avec une adresse précise ou en zone desservie ?

C’est l’une des premières questions que nous posent les mandataires immobiliers en appel découverte : faut-il paramétrer sa fiche Google avec une adresse précise, ou en zone desservie, en listant les communes où l’on travaille ? La plupart arrivent avec une intuition, souvent celle d’élargir au maximum pour « couvrir » tout leur secteur. La réponse que nous leur faisons dépend d’abord de l’endroit où ils exercent, parce qu’un conseiller du cœur de Paris et une conseillère installée dans un bourg de campagne ne jouent pas la même partie.

Ce que Google regarde quand quelqu’un cherche un mandataire

Quand un vendeur tape « estimation immobilière » ou « mandataire immobilier » sur son téléphone, Google lui montre une liste de fiches qui dépend de l’endroit où il se trouve. La distance entre le chercheur et la fiche pèse lourd, à côté de la pertinence de la fiche et de sa notoriété (avis, ancienneté, activité). C’est ce que montre un scan de position : la même fiche peut être troisième dans une rue et absente du classement trois kilomètres plus loin.

Et votre position sur Google, vous la connaissez ?

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Une fiche en zone desservie n’affiche pas d’adresse au public, mais Google, lui, la connaît : c’est celle que vous avez validée à la création. Dans les consignes qu’il publie sur la représentation des établissements, Google demande d’ailleurs de limiter la zone desservie à environ deux heures de trajet depuis cette adresse. Déclarer trente communes ne déplace donc pas le centre de gravité de votre fiche. Il reste là où vous êtes rattaché, et c’est autour de ce point que votre visibilité se construit d’abord.

En zone dense, l’adresse précise est le choix réaliste

Dans le cœur de Paris, ou dans le centre d’une grande ville, la concurrence se compte en dizaines de fiches sur chaque recherche. Être compétitif sur toute la ville est illusoire, et vouloir l’être conduit souvent à n’être bien placé nulle part. Google privilégie la proximité, et il le fait de façon assez brutale.

L’exemple que nous donnons souvent est celui du fleuriste. Une boutique mieux notée à l’autre bout de Paris ne sera jamais proposée à quelqu’un qui cherche un fleuriste depuis le bas de la rue d’une autre boutique, même moins bien notée. Pour un mandataire parisien, c’est exactement la même logique : la personne qui cherche une estimation dans le 15e arrondissement verra d’abord les conseillers installés autour d’elle.

Dans ce contexte, une adresse précise (votre domicile professionnel, ou le bureau où vous recevez si vous en avez un) donne à Google un point d’ancrage net. Le travail consiste ensuite à dominer un périmètre restreint, quelques quartiers autour de cette adresse, plutôt qu’à se diluer sur vingt arrondissements. C’est un renoncement apparent qui, sur le terrain, rapporte davantage de demandes d’estimation qu’une ambition parisienne qui ne se traduit par aucune position.

À la campagne, la zone desservie, à condition de la travailler

En secteur rural, la situation s’inverse. La demande est dispersée sur de nombreuses communes, chacune avec peu de recherches, et un mandataire y vit précisément de sa capacité à couvrir un territoire large. La zone desservie a alors du sens, mais nous voyons très souvent la même erreur : croire que déclarer des communes dans les paramètres de la fiche suffit à y apparaître.

Les scans que nous réalisons montrent autre chose. Une fiche rurale qui s’est contentée de lister ses communes ressort bien autour de son adresse, puis disparaît à cinq ou dix kilomètres, là où commence pourtant une bonne partie de son secteur. Les communes voisines n’existent pour Google que si la fiche en parle réellement : des publications qui les nomment (une estimation réalisée à tel endroit, un bien vendu dans tel village), des services rédigés avec les noms des communes, et surtout des avis de clients qui mentionnent leur commune. Un avis qui dit « vente de notre maison à [commune], conseillère très présente » fait davantage pour cette commune que n’importe quelle case cochée dans les paramètres.

Ce travail prend du temps, et il se mesure commune par commune. Nous le suivons sur des grilles élargies, pour voir à quel endroit la fiche commence à décrocher et quelles communes restent à gagner.

Le cas d’une conseillère qui paraissait invisible

Une conseillère installée en secteur rural pensait que sa fiche ne fonctionnait pas, et son scan de position semblait lui donner raison : la fiche n’apparaissait que sur 20 points de la grille.

En reprenant le dossier, nous avons constaté que ce scan était centré sur la mauvaise commune, et non sur celle à laquelle sa fiche est rattachée. La grille mesurait donc sa visibilité dans un endroit où elle n’avait aucune raison d’être forte, et laissait de côté une bonne partie de son vrai territoire.

Recentré sur son véritable point de rattachement, le même scan est passé de 20 à 98 points visibles, sans qu’aucun réglage de la fiche ait été touché entre les deux mesures. Depuis, nous rappelons ce cas à chaque conseiller qui s’inquiète d’un premier scan : avant de modifier quoi que ce soit sur une fiche, il faut vérifier que l’on mesure la bonne chose, depuis le bon endroit.

Entre les deux, une décision qui se prend avec les chiffres de votre secteur

Beaucoup de mandataires exercent dans des situations intermédiaires : une ville moyenne entourée de communes périurbaines, une sous-préfecture avec quelques agences et deux ou trois réseaux concurrents. Pour eux, la réponse se décide sur deux éléments que l’on peut observer : combien de fiches concurrentes apparaissent sur les recherches qui comptent, et où se trouvent les personnes qui cherchent.

Quand la concurrence est concentrée dans le centre et que la demande vient surtout des communes alentour, une zone desservie travaillée permet d’aller chercher ces communes que les agences du centre négligent. Quand au contraire le centre concentre à la fois la demande et la concurrence, une adresse précise et un périmètre resserré donnent de meilleurs résultats. Dans les deux cas, la décision gagne à être prise après un scan de départ, et non sur une intuition.

Si vous hésitez entre les deux paramétrages, l’audit instantané vous montre où votre fiche apparaît aujourd’hui, et à partir de quel endroit elle disparaît. Pour le détail du suivi mois par mois, notre gestion de fiche Google à 99 € HT par mois décrit ce que nous faisons concrètement.

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